Des cousins asiatiques...

les cousins asiatiques de l'âne
l'hémione


Occupés à brouter la généreuse herbe verte de leur pâturage, les Ânes de Vassivière ont assurément oublié leurs lointains cousins d'Asie...  
Farouches, indomptables et, surtout, en voie d'extinction, il faut reconnaître que l'Hémione, le Kiang ou encore le Koulan sont très méconnus et bien moins célèbres, que les équidés d'Afrique.

Au fait, vous savez tous ce qu'est un équidé ?
Pour ceux qui auraient un trou de mémoire et qui auraient oublié le B-A BA de la classification, un petit rappel : La famille des équidés regroupent les mammifères (qui allaitent leurs petits), herbivores (qui se nourrissent d'herbe, broussailles...), ongulés (qui possèdent des sabots) et possédant un seul sabot à chaque patte (ce qui les distingues des bovins, ovins... lesquels possèdent 2 doigts et 2 sabots).
Cette histoire de sabots est un grand classique des visites de la ferme pédagogique...

les cousins asiatiques de l'âne

L'hémione (et sa sous-espèce : l'onagre)

Il occupait auparavant un vaste territoire allant de la Palestine à la Chine mais il ne subsiste aujourd'hui, à l'état sauvage, que dans quelques îlots désertiques ou semi-désertiques de la Mongolie, du Kazakhstan, de l'Iran, du Plateau Tibétain. Il souffre de la concurrence de l'homme : en particulier du pastoralisme qui empiète sur son espace vital mais aussi du braconnage.
A l'exception de la Mongolie, l'hémione est partout ailleurs une espèce considérée comme très menacée.

Plus grand que l'âne (300 à 350kg), l'hémione est réputé particulièrement farouche et indomptable.
Il apparaît dans la littérature occidentale grâce à Balzac. Mais qui sait que la Peau de Chagrin est le nom donné au cuir d'Onagre ?...

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le Kiang

Le Kiang (ou Âne sauvage du Tibet)
Il vit en altitude dans les steppes arides des hauts plateaux Tibétains (jusquà 4800m d'altitude). La religion bouddhiste interdit, en principe, leur chasse. Il se protège des froids intenses grâce à une épaisse couche de graisse. Il vit en immenses troupeaux qui transhument au gré des saisons et s'ils viennent se nourrir en plaine, les éleveurs les laissent s'accoupler avec leurs juments. Le petit à naître, appelé Sining, est en effet de très grande valeur.
Le Koulan appartient à une espèce quasiment disparue : il ne resterait que 20.000 individus, essentiellement en Mongolie, dans le désert de Gobi. Cet âne sauvage est capable de creuser dans le lit des rivières à sec pour atteindre des nappes souterraine et s'abreuver. Les éleveurs nomades utilisaient autrefois ces trous pour avoir accès à l'eau même pendant la saison sèche.

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cheval de Przewalski

Le cheval de Przewalski
Autre équidé sauvage d'Asie, les Mongols l'appellent takh.
Découvert en 1879, ce cheval n'a jamais été domestiqué mais, abondamment chassé et capturé pour alimenter les zoos, il a disparu de son milieu sauvage dès 1969. Sa survie actuelle dans des parcs zoologiques n'est pas sans poser de gros problèmes de gestion de la consanguinité. De petits noyaux de population ont pu être réintroduits en Chine, en Mongolie et... en France !
Vous pouvez en effet apercevoir ces chevaux en Lozère, sur le Causse Méjean.